2020, année de basculement en Corse ?


L'année 2019 s'achève, en Corse comme ailleurs, sur le constat d'une crise politico-sociale à la fois porteuse de chaos et de possible libération.

En France, le régime de Paris est pour l'heure parvenu à remettre le mouvement insurrectionnel des Gilets Jaunes sous le contrôle de la gauche mondialiste. Le caractère totalitaire du pouvoir s'affirme de plus en plus ouvertement mais le "pays légal" contrôle de moins en moins le "pays réel". Il tend alors à s'appuyer sur les communautarismes allogènes et les minorités contre la majorité silencieuse dans une perspective de "gouvernance par le chaos".

En Corse, la vie politico-sociale est marquée par une neutralisation de tous les antagonismes antérieurs pouvant déboucher sur une situation explosive potentiellement libératrice.

La gauche classique, clientéliste et claniste continue d'agoniser. Lentement mais surement, elle laissera la place à une nouvelle gauche mondialiste et immigrationniste, "déconstructrice", misant ouvertement sur le remplacement de population, sur le modèle hexagonal.

Les ectoplasmes de la "famille libérale"insulaire, incapables de s'extraire des schémas et affiliations du passé, dépourvus de "virilité spirituelle", ne relèvent pas du politique. Ils sont voués à rejoindre les poubelles de l'Histoire dans l'indifférence générale.

Le nationalisme corse est guetté par une double dégénérescence.

D'un côté , le post-nationalisme- ou natio-mondialisme- des loges et des officines, incarné par Femu a Corsica, immigrationniste, pro-UE, libéral, représente une version locale du macronisme relayée par la "bourgeoisie compradore" insulaire. Cette mouvance cherche à se débarrasser de l'héritage politique du nationalisme considéré comme un fardeau et un obstacle à l'affairisme.

De l'autre côté, une mouvance indépendantiste divisée par d'obscures querelles, politiquement sénile car incapable de dépasser le paradigme des années 1980 : références à une fantasmatique "communauté de destin", campanilisme , opportunisme, et pour certaines franges, velléités de retour à la clandestinité armée. Le tout accompagnant une soumission stratégique au post-nationalisme décrit plus haut ( le mythe de l'Unione ).

Très symptomatique est à cet égard l'incapacité des organisations de jeunesse nationalistes à réactualiser la doctrine, à créer le moindre concept nouveau ou adapté aux temps présents. Ces groupes juvéniles se contentent de répéter, tels des perroquets, les discours des générations précédentes, parfois agrémentés de ce sida mental gauchiste inoculé par la propagande coloniale.

Signe emblématique de cette sénilité,en cette fin d'année 2019, la quasi-totalité des mouvances nationalistes Corses s'est retrouvée défilant derrière les syndicats coloniaux du régime ( anti-natios) pour "les retraites" après avoir toisé les Gilets Jaunes l'année précédente. Quelques mois auparavant était activé un dérisoire et sans doute téléguidé FLNC "antifa"...

Les temps à venir ne seront pas ceux des momies politiques, synonymes de mort de notre peuple. Ils seront ceux des avant-gardes conscientes, aptes à re-configurer les luttes politiques autour des enjeux du futur, par des orientations convergentes : un national-populisme corse identitaire antagoniste au mondialisme colonial du régime de Paris et à ses "valeurs" d'une part, une "nouvelle droite " plurielle, conservatrice et traditionnaliste, libérée du carcan des appareils parisiens déliquescents de l'autre. Le tout connecté aux forces de résistance et de renouveau civilisationnels luttant partout en Europe.

Noyau archéo-futuriste conscient et agissant, LEIA NAZIUNALE sera au cœur de ces combats doctrinaux, stratégiques et opérationnels.

2020, annata di rinnovu puliticu in Corsica ! Un populu unitu ùn serà mai vintu !