Gilets Jaunes et patriotes en Corse : un an de lutte !


Il y a un an, le 17 novembre 2018, débutait en France le mouvement d'insoumission populaire, anti-mondialiste, à potentialité révolutionnaire, des Gilets Jaunes, qui impacta également la Corse.

En France,après une phase de sidération, le régime est parvenu à reprendre le contrôle de la situation. Le spectre d'une convergence entre Gilets Jaunes et policiers a été conjuré, via l'utilisation massive de LBD et les multiples exactions policières contre des manifestants pacifiques vraisemblablement perpétrées sur ordre. L'objectif de créer un fossé infranchissable entre deux groupes appartenant globalement à la même catégorie dangereuse des "petits-blancs patriotes" a été atteint dès le mois de décembre 2018.

Le mouvement a ensuite été "retourné" par la gauche et l'extrême gauche mondialistes, dont tous les chefs de file, cooptés et corrompus , sont activés par le pouvoir. Les boutiquiers de la droite nationale française ( RN, DLF etc ..) ont eux déserté le terrain dès les premiers lancers de pavés...

Le mouvement Gilets Jaunes a tout de même permis une élévation du niveau global de conscience politique quant à la nature réelle du régime, des institutions, de l'appareil d'état, des "forces de l'ordre".

En Corse, les militants de LEIA NAZIUNALE étaient présents sur les rond-points dès le 17 novembre, appelant à une "corsisation" de la lutte, ciblant les oligarchies locales, connectée à une conscientisation politique globale, anti-mondialiste, anti-Macron.

Des collectifs patriotiques ( Speranza per a Corsica, Citadini Corsi ) sont rapidement apparus, neutralisant les velléités de récupération du mouvement par la gauche coloniale.

Ce 16 novembre 2019, les Gilets Jaunes corses se rassemblaient sur le rond-point de Vescovato, afin de faire un bilan et tracer des perspectives. Notre ami Marc'Antò, patriote corse et Gilet Jaune, s'est exprimé devant plusieurs médias insulaires pour évoquer l'évolution des événements : après plusieurs mois de mobilisation, de répression et de discussions avec les autorités politiques corses, un accord est paraphé le 29 mars 2018 avec la CDC et les représentants de la grande distribution. Les prix de 253 produits de première nécessité de marque d'enseigne ( gamme médiane) seront bloqués et signalés par un logo spécifique dit "à bon pattu" . Cet accord tarde à être appliqué du fait de la mauvaise volonté des patrons de la grande distribution, illustrant une certaine incapacité du politique à imposer sa volonté à la sphère capitaliste insulaire. D'autres rendez-vous sont prévus à l'Assemblée de Corse dans les semaines à venir et l'application de cet engagement sera l'objectif concret des prochains mois.

Sur la question du prix des carburants, la situation est plus difficile, rendue volontairement inextricable par l'action combinée de l'état colonial et des acteurs monopolistiques du secteur. Un fenêtre de tir est offerte par le décret Lurel , qui réglemente le prix des carburants dans les Dom-Tom et pourrait être appliqué à la Corse. Mais chacun sait que les Corses, peuple européen, ne sauraient bénéficier d'une quelconque mesure de "discrimination positive", malgré leur insularité. Ici, l'idéologie prime sur le politique et l'économique.

En Corse plus qu'ailleurs la mobilisation populaire politiquement conscientisée, portée par un Front du Travail unissant salariés, demandeurs d'emploi, retraités et petits entrepreneurs, guidée par l'esprit national est seule à même de briser le pouvoir des oligarques locaux et du régime mondialiste totalitaire de Paris.

Un populu unitu ùn serà mai vintu !