La dimension idéologique du "procès Paccou" !


Le procès de quatre corses poursuivis pour insolence par l'appareil judiciaire français, sur injonction de M. André Paccou, président de la section insulaire de l'officine immigrationniste LDH a été renvoyé-pour la troisième fois- au 11 avril prochain. La raison de ce renvoi préalablement annoncé aux interéssés est cette fois "météorologique". Un groupe de militants de Leia Naziunale et du comité de chômeurs Corsu per vive était tout de même présent à l'audience pour "marquer le coup". S'en est suivie une réunion amicale au cours de laquelle fut précisée l'orientation générale suivie par LEIA NAZIUNALE au sujet de cette très symbolique affaire.

Cette affaire, ridicule sur le plan sur le plan factuel, recèle un arrière fond d'ordre idéologique évident, au vu de la qualité du plaignant. Celui-ci a reçu nombre de soutiens étatiques, institutionnels, médiatiques, politiciens. Les Corses poursuivis étant eux soutenus...par d'autres corses.

Parallèlement à ce procès se déroulant dans les enceintes de l'appareil judiciaire français, se développe celui intenté à la LDH devant le peuple Corse, à l'initiative de Leia Naziunale.

LEIA NAZIUNALE entend ne pas tomber dans le piège de la personnalisation à outrance de ces deux procès et leur restituer un caractère éminemment idéologique. Il convient de comprendre que M. Paccou n'est qu'un agent pouvant être remplacé par un autre agent- recruté localement, au profil moins caricatural, plus "nustrale"- dès lors que sa hiérarchie estimerait qu'il n'est plus à même d'accomplir sa mission de manière efficace et satisfaisante pour la maison-mère et le régime de Paris. Et c'est bien sur cette mission de la LDH qu'il importe de porter son attention. Celle-ci comprend une dimension globale ( déracinement et remplacement des populations que traduit l'activisme pro-burkini et anti-crêche ) et une autre locale ( neutralisation de la revendication corse et "accompagnement" du mouvement nationaliste, jusqu'à la marginalisation définitive du peuple corse historique ).

La LDH et LEIA NAZIUNALE incarnent respectivement les pôles idéologiques antagonistes qui structurent et structureront de plus en plus la vie politique et sociale en Corse. Du côté de la LDH, une conception individualiste, "citoyenniste", dans laquelle le peuple corse historique est sommé de se diluer dans une masse informe et indifférenciée, sans cohésion interne et par là même, docile aux lois du marché et aux logiques dictatoriale du monde de la finance. La politique d'immigration de masse menée par l'état français constituant l'arme ultime de cette stratégie de domination globaliste.

LEIA NAZIUNALE ambitionne de développer, sans prétendre à l'hégémonie, un pôle de résistance à cette entreprise destructrice. Cette alternative politique basée sur les fondements originels de la revendication nationale ( refus de la colonisation de peuplement, centralité de la question de la diaspora et de son retour, affirmation de la catholicité de la Corse etc..), vise à la survie, au renouveau et à l'émancipation politique d'un peuple corse entendu comme communauté organique, assimilant de manière naturelle, c'est à dire qualitative et limitée quantitativement, les apports allogènes, afin de préserver équilibre et harmonie sociétale tout en développant un modèle social viable et protecteur pour l'ensemble du peuple.

L'évolution de plus en plus rapide du contexte global et de ses incidences locales ( banlieurisation des quartiers populaires, uberisation du monde du travail ) rendront de moins en moins possible les compromis entre ces deux conceptions de la société. Chaque corse, chaque acteur politique, sera à terme contraint de choisir son camp : celui du Nationalisme ou celui du Mondialisme.

Telles sont les perspectives réelles que met en lumière cette ridicule affaire.